Urwintore american tour
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| Urwintore present The Investigation in New Jersey | ||||||||||
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![]() Thomas Nyarwaya, witness n°3 The Investigation
EAST COAST DEBUT! Written by Peter Weiss Alexander Kasser Theater Peter Weiss’ 1965 docudrama, The Investigation, is based on transcripts of the Frankfurt war crimes trial of German citizens for their roles in Auschwitz and is performed by the Rwandan theater company, Urwintore. As presented by London’s Young Vic last season, Michael Billington of The Guardian noted its “shattering power” and urged that this production “should be seen by as many as possible.” Performed in Kinyarwanda with English super titles. |
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| Peak Performances – Performances – The Investigation | ||||||||||
Urwintore présente “L’Instruction” de P.Weiss à Londres, au Young Vic Theatre, du 31 Octobre au 10 Novembre
Urwintore present
The Investigationby Peter Weiss adaptation by Jean Beaudrillard 31 October 2007- 90 minutes |
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Just thirteen years after their own holocaust, a company of actors from Rwanda comes to Europe to perform a play about Auschwitz. A sensation wherever it has played, these are the only UK performances.
View the Eflyer here.
Peter Weiss, author of the Marat/Sade, was a pioneer of documentary theatre. The Investigation is regarded as the most influential play on the holocaust in German.
Suitable for ages 16 and over.
The Human Cost accompanies The Investigation at the Young Vic.
Links
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Tickets
Previews £18.50
Weekdays and matinees £21.50
Last performances £24.50
Under 26s £9.50
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They remind us of the danger of forgetting. They revive the fundamental power of theatre. Simple perfection
Les Temps Modernes
Creative Team:
- Direction
Dorcy Rugamba - Direction
Isabelle Gyselinx - Design
Fabienne Damiean - Lighting
Manu Deck - Technical Production
Steve Jaribu Rukongi
Cast:
- Leon Athanase Mandali
- Lyliane Matabishi Mukase
- Samuel Muteba Sangwa
- Kenny Theophile Nkundwa
- Thomas Nyarwaya
- Olivier Rangira
- Aimable Twahirwa
un théâtre « documentaire »
| UN THEATRE « TEMOIGNAGE » DE PETER WEISSEn 1963 commençait, à Francfort, un procès hors-norme. « Le procès d’Auschwitz ». Dix neuf ans après la libération du camp par les soviétiques, dix huit ans après le procès de Nuremberg par les Alliés, deux ans après le procès d’Eichmann à Jérusalem, une cour d’assises allemande juge des responsables nazis dont la plupart avaient réussi à se réintégrer dans la société allemande d’après-guerre. Trois cent dix-neuf témoins, des survivants pour la plupart, défilèrent à la barre, livrant des témoignages bouleversants qui, tous, matérialisaient l’horreur du génocide.C’est à partir de la retranscription des témoignages et des plaidoyers du procès que Peter Weiss a écrit sa désormais célèbre pièce : L’Instruction. S’écartant du théâtre traditionnel pour produire un théâtre « documentaire » il nous instruit sur la banalité du mal et ses conditionnements socio-économiques.Aujourd’hui, dix ans après le génocide rwandais Dorcy Rugamba et Isabelle Gyselinx proposent une version de l’Instruction interprétée par des comédiens rwandais. Regards croisés entre un artiste rwandais qui cherche dans les paroles des survivants et des bourreaux du régime nazi à comprendre le projet génocidaire au-delà du contexte rwandais et d’une artiste belge qui part au Rwanda donner la chance au texte de retrouver toute son urgence et sa nécessité. Redevenue actuelle, cette Instruction peut nous atteindre comme au lendemain du procès d’Auschwitz, quand le monde découvrait, stupéfait, jusqu’où peut mener la haine d’autrui. |
Le théâtre de Peter Weiss, que l’on peut nommer de la militance et de la conscience, est né pour l’essentiel d’une sorte de défi à l’horreur et à l’absurdité, historiquement indexé
« Plus le document est insoutenable, et plus il est indispensable de parvenir à une vue d’ensemble, à une synthèse (…). Le théâtre documentaire affirme que la réalité, quelle qu’en soit l’absurdité dont elle se masque elle-même, peut s’expliquer dans les moindres détails. » Intemporelle, son œuvre débouche sur un questionnement qui n’a pas fini de délivrer ses effets.
UN DEFI THEATRAL
Des Rwandais instruisant le procès du génocide des Juifs ou se retrouvant dans le box, dans la peau des capos ou autres petits couteaux du régime nazi, pourquoi pas ? Mais au-delà de la singularité d’un tel projet, quelle est la pertinence d’une telle démarche ? Pourquoi, des Rwandais, plutôt que de raconter leur propre génocide encore mal connu du monde, préféreraient se pencher sur le génocide des Juifs ? Pourquoi ce travestissement ? C’est que le travestissement tient du théâtre lui-même et que c’est peut-être cela qui lui confère sa part de vérité. C’est aussi que représenter le fait génocidaire requiert une distance que seuls confèrent le temps et l’espace. Pour les Rwandais, le génocide est trop proche, trop actuel, trop présent.
Redevenue actuelle, par la référence au génocide qui a ensanglanté le pays aux mille collines, la pièce de Peter Weiss retrouve toute son urgence et toute sa portée. Ce projet n’a rien d’une messe solennelle ni d’un débat politique, il nous propose plutôt une approche sociologique. Une mise en exergue de la relation que les protagonistes entretiennent avec l’Histoire, de leurs comportements, leurs réactions et leurs attitudes. Il s’agit d’une représentation d’une certaine réalité du monde moderne où l’homme d’aujourd’hui est convié à s’interroger sur son époque.
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